Archives de la catégorie ‘Qui sommes-nous?’

Nous sommes un collectif d’étudiant-es rassemblé-es par nos idées et nos pratiques. Nous sommes témoins des dérives de la politique menée par la présidence de Paris 8 par notre expérience en tant qu’élu-es dans divers conseils d’UFR et centraux, par notre vécu en tant que salarié-es de Paris 8, ou tout simplement en tant qu’étudiant-e dionysien-ne. Cette politique est symptomatique de la dégradation globale de l’université aujourd’hui. Nous nous inscrivons dans les initiatives et luttes collectives au sein de la communauté universitaire à contre-courant de ces changements néfastes. Nous avons participé au développement de la vie sociale de notre université en organisant des repas à prix libre, des concerts, des débats, des assemblées générales, etc.

Nous nous présentons aux élections dans les conseils centraux qui sont des organes de gestion de l’université. Nous pensons qu’il est nécessaire d’y être présent-es pour :

  • Nous opposer aux décisions sur la mise en place de réformes depuis le processus de Bologne (1999) qui dégradent les conditions d’études et de vie des étudiant-es.

  • Mettre devant leurs éventuelles contradictions les instances décisionnelles

  • Nous tenir au courant des transformations en cours en récupérant des documents liés

  • Défendre la pluralité des projets culturels, associatifs et politiques au sein de l’Université

Toutefois, notre présence aux conseils centraux ne suffira pas à transformer notre Université. Cette présence nous servira d’appui pour construire des mobilisations à venir.

Notre fonctionnement collectif

Nos élu-es siégeront avec des mandats impératifs afin de porter la parole du collectif. Ils seront révocables s’ils ne respectent pas les décisions prises collectivement. Un roulement entre les présent-es sur la liste sera effectué afin que le pouvoir de décision ne se concentre pas chez quelques spécialistes.

Notre démarche étant collective, nous entendons fonctionner par le biais de réunion mensuelles – au minimum, plus selon l’actualité – ouvertes à tout-es. Ces réunions auront pour but de discuter ce qui sera porté dans les conseils et les actions qui seront menées par le collectif.

Les enjeux politiques de l’université

Cette année, l’université renouvelle la totalité de ses instances (les trois conseils et la direction).

Depuis Janvier, l’université est passée à l’autonomie budgétaire : elle gère désormais la masse salariale, les appels d’offres ainsi que les locaux. Comme l’attribution de ces nouvelles responsabilités n’a pas été suivie par un engagement financier suffisant de l’État, elle ne pourra fonctionner normalement. L’existence de certains départements est remise en question (anthropologie, sciences de l’éducation, langues minorisées, histoire…). D’autres décisions majeures prises dans ses conseils mettent notre université en difficulté : déplacement de l’UFR Art hors-campus Paris 8, renouvellement du contenu des diplômes, engagement de l’université dans des pôles d’excellence et de compétitivité (au risque d’une université à deux vitesses), sur-spécialisation de nos formations au nom de la professionnalisation qui appauvrit le contenu des enseignements.

Ce qu’on défend :

  • Une université expérimentale et critique où perdure la création de nouvelles formations non soumises à l’économie du savoir (comme l’ont été la psychanalyse ou les études de genre) ; où s’ouvrent des espaces de savoir et de liberté.

  • Une université gratuite, ouverte à toutes et à tous, où l’interdisciplinarité à l’université et la possibilité de construction de nos diplômes ne soient pas réservées aux étudiant-es en master d’excellence ; la lutte contre la disparition de disciplines jugées non rentables et la délocalisation de disciplines.

  • Une université populaire, ouverte sur la ville ; le développement d’évènements, d’activités et de manifestations par et pour les étudiant-es.

  • Une réappropriation des savoirs pour que la fac soit au service du bien commun, qu’elle soit comme sa nature l’indique : un service public !

  • Les étudiant-es étranger-es contre la circulaire Guéant ; l’égalité des droits pour tou-tes les étudiant-es quelle que soit leur nationalité.

  • Une mise à disposition des fonds pour les projets culturels, sociaux et politiques de la communauté universitaire et des dépenses qui ne seraient pas inappropriées et indécentes (voitures de fonction (6), « voyages de fonction », Maison de l’Etudiant, hall d’expo, carte Monéo, écrans géants, Apogée…)

  • L’amélioration des conditions d’inscription qui sont de plus en plus pénibles ; une véritable politique d’accueil et d’accompagnement des étudiant-es à la rentrée.

  • L’émergence d’un débat et d’une critique sur les finalités de nos enseignements et de la recherche, pour une pédagogie mettant au centre les étudiant-es et leur rapport au savoir.

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